Comment les 30 plus grandes économies du monde s’en sortiront-elles en 2026 ?
Les nouvelles prévisions de croissance du PIB publiées par le FMI
Publié en octobre, le dernier World Economic Outlook du FMI dresse un tableau plutôt inquiétant. Certes, l’institution a légèrement relevé sa prévision de croissance mondiale pour 2026, de 3,1 % à 3,2 % depuis la mise à jour de juillet, mais les perspectives restent sombres. En cause : les nouveaux droits de douane américains et la montée du protectionnisme, qui freinent les échanges, minent la confiance et secouent les marchés financiers.
Dans ce climat d’incertitude, découvrez comment les 30 plus grandes économies mondiales devraient évoluer l’an prochain, classées selon leurs prévisions de croissance du PIB. Les montants sont exprimés en dollars US, suivis d’une conversion en euros.
Adaptation française par Laëtitia Lord
Japon : 0,6 %
Le Japon devrait afficher la croissance la plus faible parmi les 30 principales économies mondiales en 2026, avec une hausse du PIB estimée à 0,6 %, selon les prévisions du FMI. C’est légèrement mieux que les 0,5 % annoncés dans la mise à jour de juillet, mais en recul par rapport aux 1,1 % attendus pour 2025.
Le Fonds note qu’une progression des salaires réels devrait soutenir la consommation, mais la faiblesse de la demande mondiale et l’impact des droits de douane américains vont continuer de peser sur les exportations. L’effet temporaire lié aux expéditions de voitures avancées dans le calendrier s’est estompé. La Banque du Japon devrait relever progressivement ses taux d’intérêt, jusqu’à 1,5 %, afin de maintenir l’inflation proche de son objectif de 2 %.
Autriche : 0,8 %
Les prévisions de croissance du PIB de l’Autriche restent inchangées depuis le mois d’avril (le pays ne figurait pas dans la mise à jour de juillet du FMI). L’économie autrichienne est un peu plus touchée par les droits de douane américains que la moyenne de l’Union européenne, mais elle reste nettement moins exposée que celle de sa voisine allemande.
Quoi qu’il en soit, le FMI se montre un peu plus pessimiste que l’Institut autrichien de recherche économique (WIFO) et l’Institut d’études avancées de Vienne (IHS), qui tablent respectivement sur une croissance de 1,1 % et 0,9 % en 2026.
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Italie : 0,8 %
À 0,8 %, le FMI maintient la même prévision de croissance qu’en juillet pour l’Italie. Si ce chiffre n’a rien de réjouissant, l’institution s’attend néanmoins à ce que le pays ramène son déficit budgétaire sous la barre des 3 % du PIB en 2026, après une estimation de 3,4 % en 2024 et 3,3 % en 2025.
En revanche, la dette publique devrait continuer d’augmenter pour atteindre 138,3 % du PIB en 2026. Dans un contexte de croissance atone et de hausse des taux d’intérêt, l’Italie reste l’une des grandes économies de la zone euro les plus limitées dans leur marge de manœuvre budgétaire.
France : 0,9 %
Le FMI prévoit une croissance de 0,9 % pour l’économie française en 2026, un peu en deçà du 1 % annoncé en juillet, ce qui place le pays légèrement derrière la moyenne de la zone euro.
Selon l’institution, ces perspectives moroses s’expliquent en grande partie par la crise politique persistante que traverse la France, laquelle pèse sur la confiance des ménages et des entreprises.
Pour le chef économiste du FMI, Pierre-Olivier Gourinchas, la faiblesse de la croissance risque de compliquer un peu plus les efforts du pays pour redresser ses finances publiques.
Allemagne : 0,9 %
La principale économie de l’Union européenne traverse une année 2025 difficile. Si le FMI a relevé sa prévision de croissance pour l’Allemagne de 0,1 % à 0,2 % pour cette année, il maintient en revanche sa projection de 0,9 % pour 2026, comme annoncée en juillet.
Le principal obstacle reste les droits de douane américains. Avec une économie tournée vers l’exportation, l’Allemagne subit de plein fouet les taxes imposées par l’administration Trump sur les exportations européennes.
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Belgique : 1 %
La Belgique dépend elle aussi fortement de ses exportations, qui représentent près de 90 % de son PIB, selon l’agence Belga. Les ventes vers les États-Unis en constituent à elles seules environ 8 %.
Sans surprise, le pays perd plusieurs milliards d’euros en raison des droits de douane imposés par Washington sur les produits européens. Ce manque à gagner freine la croissance, et le FMI maintient sa prévision de 1 % pour 2026, inchangée par rapport à celle publiée en avril.
Russie : 1 %
L’économie russe semble aujourd’hui payer le prix de ses excès. Après des hausses dopées par l’effort de guerre – 4,1 % en 2023 et 4,3 % en 2024 –, la croissance devrait nettement ralentir pour tomber à 0,6 % en 2025, contre 0,9 % prévu en juillet.
Pour 2026, le FMI anticipe une progression limitée à 1 %, un chiffre inchangé par rapport aux précédentes estimations. Les sanctions internationales, la pénurie de main-d’œuvre et le poids croissant des dépenses militaires continuent de freiner l’activité du pays.
Pays-Bas : 1,2 %
Le FMI a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour l’économie néerlandaise l’an prochain, désormais attendue à 1,2 % contre 1,4 % en avril (le pays ne figurait pas dans la mise à jour de juillet).
Là encore, les droits de douane américains constituent le principal frein. Les Pays-Bas font partie des pays européens les plus exposés, les taxes imposées sur les produits de l’UE représentant un sérieux défi, selon la plateforme néerlandaise Innovation Origins.
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Irlande : 1,3 %
L’économie irlandaise reste sur une trajectoire en dents de scie. Le FMI a fortement relevé sa prévision de croissance pour 2025, à 9,1 % contre 2,3 % en avril, portée par les multinationales qui ont expédié plus tôt leurs produits pharmaceutiques afin d’échapper aux droits de douane américains. En revanche, la prévision pour 2026 a été abaissée de 2,1 % à 1,3 %, en raison des taxes imposées par l’administration Trump sur les exportations européennes qui commencent à peser sur l’économie.
L’Irlande est par ailleurs le pays de l’Union européenne le plus exposé aux mesures commerciales américaines, avec une part record d’emplois qui dépendent des exportations vers les États-Unis.
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Royaume-Uni : 1,3 %
Le FMI a légèrement revu à la baisse sa prévision de croissance pour le Royaume-Uni en 2025, désormais fixée à 1,3 % contre 1,4 % en juillet, tout en relevant sa projection pour 2026 de 1,2 % à 1,3 %. Le pays est moins exposé que l’Union européenne aux droits de douane américains : environ les deux tiers de ses exportations vers les États-Unis concernent des services, non soumis à ces taxes commerciales. De plus, le taux moyen de droits de douane appliqué au Royaume-Uni reste inférieur, à 10 % contre 15 % pour l’UE.
Pour autant, les vents contraires intérieurs demeurent puissants. Le taux d’inflation britannique devrait être le plus élevé du G7 en 2025 comme en 2026, sous l’effet de la flambée des coûts de l’énergie et d’autres produits essentiels.
Suisse : 1,3 %
Contrairement au Royaume-Uni, la Suisse, dont l’économie repose largement sur les exportations, envoie vers les États-Unis une vaste gamme de produits, dont beaucoup sont désormais soumis à une taxe punitive de 39 %. Le pays se retrouve ainsi bien plus vulnérable aux droits de douane imposés par l’administration Trump et au ralentissement du commerce mondial.
Sans surprise, le FMI a revu à la baisse sa prévision de croissance pour 2026, désormais estimée à 1,3 % contre 1,6 % dans sa précédente mise à jour publiée en avril.
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Canada : 1,5 %
L’économie canadienne n’est pas au mieux de sa forme, les droits de douane américains étant les principaux responsables de ce ralentissement. Le FMI a abaissé sa prévision de croissance pour 2025 à 1,2 %, contre 1,6 % en juillet, et réduit celle de 2026 de 1,9 % à 1,5 %.
Les perspectives dressées par Exportation et développement Canada (EDC) sont encore plus moroses. La société d’État anticipe désormais une récession cette année, avec une croissance limitée à 0,9 % en 2025, puis à peine 1 % en 2026, les politiques commerciales de l’administration Trump continuant de peser sur les principaux secteurs exportateurs.
Mexique : 1,5 %
Autre voisin des États-Unis, le Mexique fait preuve d’une résilience remarquable. Le FMI a relevé sa prévision de croissance pour 2026 à 1,5 %, contre 1,4 % en juillet, saluant la bonne tenue du secteur manufacturier et des exportations du pays.
Contrairement au Canada, le Mexique a en grande partie échappé aux nouveaux droits de douane américains, grâce à ses liens étroits dans les chaînes d’approvisionnement et au traitement préférentiel dont il bénéficie dans le cadre de l’accord États-Unis–Mexique–Canada (AEUMC). La production automobile et électronique continue de soutenir la croissance, malgré des vents contraires persistants dans le commerce mondial.
Singapour : 1,8 %
Le FMI a abaissé sa prévision de croissance pour Singapour en 2026, à 1,8 % contre 1,9 % en avril, tout en relevant celle de cette année de 2 % à 2,2 %. Les droits de douane américains de 10 % imposés sur ses exportations restent relativement modérés, mais la cité-État, très dépendante du commerce extérieur, se prépare à d’éventuelles nouvelles mesures, selon ABC News Australia.
Le Premier ministre Lawrence Wong s’inquiète particulièrement de l’impact de ces taxes sur les exportations pharmaceutiques et de semi-conducteurs, mais il espère en atténuer les effets si les négociations en cours aboutissent.
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Corée du Sud : 1,8 %
Le FMI a maintenu sa prévision de croissance pour la Corée du Sud à 1,8 % en 2026, après avoir relevé celle de 2025 à 0,9 %, contre 0,8 % lors de la mise à jour interne de juillet. Cette révision, qui reflète un apaisement des tensions commerciales avec les États-Unis et une forte demande en semi-conducteurs, a renforcé la confiance des investisseurs, propulsant l’indice boursier principal du pays à un niveau record.
Encore plus optimiste, le ministère sud-coréen de l’Économie et des finances estime que l’économie devrait retrouver un rythme de croissance proche de 2 % dès l’an prochain, soutenue par une politique budgétaire et monétaire plus souple et par la reprise continue des exportations.
Brésil : 1,9 %
Le FMI a abaissé sa prévision de croissance pour le Brésil en 2026, à 1,9 % contre 2,1 % en juillet, tout en relevant légèrement celle de 2025, de 2,3 % à 2,4 %. Un résultat décevant pour une grande économie émergente, qui met en lumière les faiblesses structurelles persistantes du pays.
L’une des principales inquiétudes concerne la dette publique, qui devrait passer de 87,3 % du PIB en 2024 à 91,4 % cette année, puis atteindre 98 % d’ici 2030, bien au-dessus de la moyenne des marchés émergents. À cela s’ajoute l’effet des droits de douane américains – jusqu’à 50 % sur près de 4 000 produits brésiliens – qui pèsent lourdement sur les perspectives commerciales. Brasília presse Washington d’assouplir ces mesures afin de préserver la croissance.
Suède : 1,9 %
Selon le rapport d’octobre du FMI, la croissance de la Suède devrait atteindre 1,9 % en 2026, contre 2,2 % dans les prévisions d’avril. Un chiffre honorable pour une économie développée, mais qui reste freiné par la fermeté de la politique commerciale américaine à l’égard de l’Union européenne.
Comme le souligne le cabinet de conseil Business Sweden, plusieurs secteurs clés de l’exportation subissent de plein fouet l’impact des droits de douane américains, qu’il s’agisse du bois, du mobilier, des machines industrielles ou encore des équipements médicaux. Ces taxes font grimper les coûts et accentuent la pression sur les industries manufacturières tournées vers l’exportation. Les autorités suédoises avertissent que la situation pourrait encore se détériorer si de nouveaux droits étaient instaurés.
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Espagne : 2 %
L’Espagne reste la grande gagnante de l’Union européenne. Le FMI a relevé sa prévision de croissance pour 2026 à 2 %, contre 1,8 % en juillet, une prévision qui la maintient nettement en tête de ses voisins européens.
Malgré l’impact des droits de douane américains sur ses exportations, l’économie espagnole fait preuve d’une résilience remarquable. La demande intérieure, la création d’emplois soutenue et des investissements stables contribuent à compenser les pressions extérieures.
Le recul de l’inflation à 2,1 % en 2026 devrait soutenir la consommation et consolider la place de l’Espagne parmi les économies avancées les plus dynamiques d’Europe.
Australie : 2,1 %
Le FMI a légèrement revu à la baisse sa prévision de croissance pour l’Australie en 2026, la faisant passer de 2,2 % à 2,1 %. Un chiffre honorable pour une économie avancée, mais les perspectives du pays restent assombries par les droits de douane américains sur ses exportations.
Interrogé par news.com.au, le ministre australien du Trésor, Jim Chalmers, a rappelé à plusieurs reprises que le pays n’était pas à l’abri des répercussions du commerce mondial et a appelé à renforcer la coopération avec les partenaires internationaux et les investisseurs afin de maintenir le cap.
Taïwan : 2,1 %
La prévision de croissance de Taïwan pour 2025 a été relevée à 3,7 %, contre 2,9 % en avril, mais celle de 2026 a été abaissée à 2,1 %, contre 2,5 % précédemment. Cette révision à la baisse reflète un ralentissement attendu des exportations après deux années de forte expansion portée par l’essor de l’intelligence artificielle et des semi-conducteurs.
Taïwan demeure toutefois l’une des économies avancées les plus résilientes d’Asie, soutenue par une demande extérieure forte, une inflation contenue à 1,6 % et un taux de chômage qui devrait rester stable à 3,4 %.
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États-Unis : 2,1 %
Le FMI a relevé sa prévision de croissance pour les États-Unis en 2026 à 2,1 %, contre 2 % en juillet. Si les droits de douane imposés par l’administration Trump continuent de peser sur le commerce et la croissance, leur impact s’est révélé moins marqué que ce que le Fonds anticipait plus tôt dans l’année.
L’organisation met toutefois en garde contre le risque d’une possible bulle liée à l’intelligence artificielle. Une grande partie de la croissance récente et de la vigueur des marchés américains repose sur ce secteur, et un retournement brutal de la confiance des investisseurs pourrait fragiliser l’ensemble de l’économie.
Pologne : 3,1 %
La Pologne continue de se distinguer parmi les économies européennes. Le FMI table sur une croissance de 3,1 % en 2026, un chiffre inchangé par rapport à sa prévision d’avril. Grâce à une base d’exportations diversifiée et à une dépendance limitée au marché américain, le pays a été bien moins touché par les droits de douane américains que nombre de ses voisins européens.
La Pologne a aussi franchi un cap symbolique en devenant la 20ᵉ économie mondiale, avec un PIB qui dépasse les 1 000 milliards de dollars (930 milliards d’euros), devant la Suisse pourtant plus riche. Les autorités de Varsovie plaident désormais pour l’adhésion du pays au G20.
Turquie : 3,7 %
Plus optimiste quant aux perspectives de croissance de la Turquie dans sa dernière mise à jour, le FMI a relevé sa prévision pour l’an prochain à 3,7 %, contre 3,3 % en juillet.
Selon le Fonds, cette amélioration s’explique par la vigueur de la demande intérieure. En ce qui concerne les droits de douane américains, la Turquie, dont les exportations sont soumises à un taux moyen de 15 %, reste moins exposée que de nombreux autres pays. Mais avec 6,4 % de ses ventes à l’étranger destinées aux États-Unis, l’impact demeure loin d’être négligeable.
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Israël : 3,9 %
Le FMI a relevé sa prévision de croissance pour Israël en 2026 à 3,9 %, contre 3,6 % en avril.
Le plan de paix pour Gaza, dont la première phase a été signée le 8 octobre, marque un tournant décisif pour la région. Au-delà du lourd bilan humain et des destructions des deux côtés, le conflit avec le Hamas a durement mis à l’épreuve les finances israéliennes, perturbant l’investissement et la croissance. Une trêve durable offrirait un répit qui serait le bienvenu et ouvrirait la voie à une reprise significative.
Argentine : 4 %
Le FMI a revu à la baisse sa prévision de croissance pour l’Argentine en 2026, la ramenant à 4 %, contre 4,5 % en avril, sur fond de perte de confiance dans les réformes chocs du président Javier Milei. Sa politique de dérégulation radicale et d’austérité n’a pas encore apporté la stabilité espérée. L’inflation dépasse toujours les 40 % et le peso reste sous forte pression.
Les États-Unis ont proposé une aide de 20 milliards de dollars (18,6 milliards d’euros) pour soutenir la monnaie, à condition que le parti de Milei reste au pouvoir après les élections de mi-mandat du 26 octobre et qu’il poursuive sa réforme budgétaire.
Arabie saoudite : 4 %
Le FMI a relevé sa prévision de croissance pour l’Arabie saoudite en 2026 à 4 %, citant une levée plus rapide que prévu des réductions de production de l’OPEP+ et le dynamisme soutenu des secteurs non pétroliers.
Avec une progression de 4,8 % au premier semestre 2025, l’activité hors pétrole représente désormais plus de la moitié du PIB saoudien. Le royaume poursuit avec détermination sa stratégie de diversification économique dans le cadre du plan Vision 2030. Le Fonds souligne que l’industrie manufacturière, la finance et le tourisme compensent la baisse des revenus pétroliers, tandis que l’inflation reste contenue et que le chômage se maintient à un niveau historiquement bas.
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Chine : 4,2 %
La dernière prévision du FMI pour la Chine table sur une croissance de 4,2 % en 2026, après une estimation de 4,8 % pour 2025. Des chiffres inchangés depuis juillet, mais nettement supérieurs à la révision à la baisse d’avril. Le Fonds attribue cette résistance aux effets conjugués d’une demande intérieure solide et d’une politique budgétaire expansionniste, qui compensent la pression des droits de douane américains et l’incertitude mondiale.
Le chef économiste du FMI, Pierre-Olivier Gourinchas, avertit toutefois qu’un regain de tensions commerciales avec Washington, conjugué à la fragilité persistante du secteur immobilier, pourrait freiner la croissance dans les années à venir. Si la Chine a jusqu’ici réussi à absorber le choc des hausses de tarifs en réorientant ses exportations et en maintenant ses soutiens publics, le risque d’un conflit commercial durable et d’une crise prolongée de l’immobilier demeure.
Indonésie : 4,9 %
Le FMI a relevé sa prévision de croissance pour l’Indonésie en 2026 à 4,9 %, soit la deuxième révision à la hausse de l’année. Une dynamique portée par la vigueur de la demande intérieure et les mesures de relance budgétaire, qui compensent l’incertitude liée au commerce mondial. Le Fonds souligne que l’Indonésie reste moins exposée que d’autres pays de l’ASEAN, plus dépendants des exportations, même si les évolutions tarifaires continuent de peser sur la région.
Ce climat plus favorable a ravivé la confiance des investisseurs, propulsant l’indice principal de la Bourse de Jakarta à un niveau historique.
Émirats arabes unis : 5 %
Le FMI a relevé sa prévision de croissance pour les Émirats arabes unis en 2025 à 4,8 %, contre 4 % en avril. Celle pour 2026 reste stable à un impressionnant 5 %. Cette amélioration s’explique par la solidité des secteurs non pétroliers, la bonne santé du système bancaire et le renforcement des échanges commerciaux avec des partenaires comme l’Inde et la Turquie.
Portés par une gestion budgétaire rigoureuse, une diversification économique ambitieuse et la confiance durable des investisseurs, les Émirats arabes unis s’imposent comme l’économie la plus prometteuse du Moyen-Orient.
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Inde : 6,2 %
Annoncée comme la plus performante des 30 plus grandes économies mondiales, l’Inde affiche des perspectives contrastées. Le FMI a relevé sa prévision de croissance pour 2025 à 6,6 %, contre 6,4 % auparavant, mais a abaissé celle de 2026 de 6,4 % à 6,2 %, en raison de l’impact attendu des droits de douane américains.
La vigueur de la demande intérieure et les vastes réformes engagées continuent toutefois de soutenir l’expansion du pays. La directrice du FMI, Kristalina Georgieva (ici aux côtés du Premier ministre Narendra Modi), a salué le programme politique audacieux de l’Inde. Elle a notamment mis en avant la simplification fiscale et la transformation numérique, qualifiant la nation de « moteur essentiel de la croissance mondiale ».
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