Multinationales : les 20 plus grosses réserves de cash, décryptées
Ces sociétés qui gardent des milliards en réserve
À l’échelle mondiale, les grandes entreprises disposent désormais de plus de 8 000 milliards de dollars (6 800 Md€) de liquidités, soit l’équivalent du PIB combiné du Japon et de l’Inde.
Sans surprise, le classement des 100 plus gros détenteurs est dominé par les banques, compagnies d’assurance, gestionnaires d’actifs et autres institutions financières, dont l’activité repose précisément sur la thésaurisation de capitaux. Mais, de la Big Tech aux grands constructeurs automobiles, de nombreux géants non financiers ont eux aussi constitué d’immenses réserves de trésorerie.
Poursuivez votre lecture pour découvrir 20 entreprises qui accumulent les plus grosses réserves de liquidités, et pourquoi. Tous les montants sont indiqués en dollars US, suivis d’une conversion en euros.
Adaptation française par Armelle Vagneur-Jones
Pourquoi les entreprises accumulent-elles des liquidités ?
Pour les banques, les compagnies d’assurance et autres institutions financières, la constitution de vastes réserves de trésorerie est une nécessité : elle leur permet de se conformer aux exigences réglementaires, de couvrir retraits et indemnisations, de faire face aux chocs imprévus et de rassurer leurs clients quant à la sécurité de leurs avoirs.
Du côté des sociétés non financières, l’accumulation d’importantes liquidités est un moyen d’amortir les ralentissements économiques, de faciliter des acquisitions stratégiques et de financer des paris à long terme (dans l’IA par exemple) sans recourir à un endettement coûteux.
De telles réserves peuvent aussi contribuer à l’optimisation de la fiscalité, au soutien du versement de dividendes ou au financement des programmes de rachats d’actions. En définitive, ces montagnes de trésorerie offrent aux entreprises une marge de manœuvre cruciale pour réagir rapidement lorsqu’une opportunité se présente… ou lorsqu’une crise éclate.
Quels sont les risques liés à une accumulation excessive de liquidités ?
De vastes réserves de liquidités génèrent en général des rendements modestes. Autrement dit, les entreprises passent à côté de profits plus substantiels qu’elles auraient pu tirer d’investissements dans de nouveaux projets lucratifs ou d’opérations de croissance externe.
Par ailleurs, cette abondance peut émousser la rigueur financière : certains dirigeants, rassurés par un tel coussin, se laissent parfois tenter par des dépenses peu stratégiques. Enfin, loin de constituer un bouclier, un excès de liquidités peut se révéler un véritable talon d’Achille, car il attire souvent la convoitise d’investisseurs activistes en quête de rendements plus élevés, ou celle de concurrents flairant une opportunité de rachat.
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Quelles sociétés financières détiennent le plus de liquidités ?
En matière de trésorerie, les institutions financières dominent sans partage : elles représentent 90 des 100 entreprises mondiales aux plus grosses réserves. En tête du classement, on retrouve le japonais Mitsubishi UFJ, avec 797 milliards de dollars (911 Md€) de liquidités disponibles, soit l’équivalent du PIB de Taïwan.
Juste derrière, l’assureur Allianz, numéro un mondial du secteur, affiche 696 milliards de dollars (795 Md€) en caisse. D’autres mastodontes dépassent la barre des 500 milliards d’euros, dont les quatre grandes banques chinoises, ainsi que deux poids lourds français, Crédit Agricole et BNP Paribas, aux côtés de l’Américain JPMorgan Chase.
Passons maintenant aux 20 entreprises publiques non financières qui détiennent les plus vastes réserves de liquidités.
20. Stellantis : 38,58 milliards $ (44,1 Md€)
Les constructeurs automobiles traditionnels doivent disposer d’importantes réserves de trésorerie pour financer la coûteuse transition vers les véhicules électriques (VE). Stellantis, la multinationale à la tête de Fiat, Chrysler, Peugeot et d’autres grandes marques, ne fait pas exception.
Entre le développement des VE, la construction d’usines de batteries et les mises à niveau logicielles, les investissements se chiffrent en milliards, rendant indispensable un coussin financier colossal. Comme bon nombre de ses concurrents, Stellantis s’appuie aussi sur une branche de services financiers, qui accorde des prêts à ses clients et constitue un pilier de son modèle économique.
Reste que, en l’espace d’un an, le groupe a vu ses liquidités fondre de plus de 10 milliards de dollars (8,5 Md€), sous l’effet notamment de la faiblesse des ventes en Amérique du Nord et les tarifs imposés par l’administration Trump.
19. PetroChina : 40,97 milliards $ (35,1 Md€)
L’envolée des prix des matières premières dans la foulée de la pandémie de COVID-19 a constitué une véritable manne de liquidités pour les compagnies pétrolières comme PetroChina. Secteur hautement capitalistique, l’industrie pétrolière exige des investissements initiaux colossaux, souvent de plusieurs milliards d’euros, dans les projets d’exploration et de production, dont les retours ne se concrétisent parfois qu’après plusieurs années.
Un solide coussin de trésorerie permet en outre de se prémunir contre la volatilité des cours du brut et de financer, au moins en partie, la transition vers les énergies renouvelables, un virage lent, mais désormais incontournable.
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18. Foxconn : 41,14 milliards $ (35,2 Md€)
Foxconn, le plus grand fabricant mondial d’électronique en sous-traitance, dispose d’une trésorerie colossale. Connu pour être l’un des principaux fournisseurs d’Apple, le géant taïwanais surfe désormais sur la vague de la révolution de l’intelligence artificielle : ses serveurs IA et ses contrats cloud avec des acteurs comme Nvidia et Dell se révèlent encore plus lucratifs que le secteur des smartphones.
Cette vaste réserve de liquidités lui offre les moyens de financer sa transformation stratégique, d’étendre ses activités dans l’IA et le cloud computing, d’accroître la présence de ses usines dans de nouvelles régions et de s’imposer sur le marché en plein essor des véhicules électriques.
17. Meta : 47,07 milliards $ (40,3 Md€)
Meta, la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp, investit massivement pour rattraper son retard dans la domination de l’IA. Après avoir englouti des dizaines de milliards d’euros dans le pari raté du Metaverse, Mark Zuckerberg a changé de cap avec l’annonce d’une équipe dédiée à la « superintelligence », dotée d’un budget de 15 milliards de dollars (12,8 Md€), et d’investissements massifs dans Scale AI.
Malgré l’avance significative de rivaux comme OpenAI et Microsoft, l’énorme réserve de liquidités de Meta lui confère la puissance de feu nécessaire pour rivaliser avec ses concurrents.
16. CATL : 52,07 milliards $ (44,6 Md€)
La société chinoise CATL, numéro un mondial des batteries pour véhicules électriques, a accumulé ces dernières années des liquidités colossales. Un atout essentiel dans un secteur ultra-concurrentiel, notamment face à des rivaux comme BYD.
Ce trésor de trésorerie alimente son expansion internationale, ses investissements en recherche et développement, ainsi que des opérations potentiellement décisives, comme le rachat potentiel de la division batteries du constructeur Nio. Avec ses caisses pleines, CATL dispose des moyens nécessaires pour creuser l’écart et prendre une longueur d’avance dans la course à la suprématie mondiale des batteries pour VE.
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15. CSCEC : 53,07 milliards $ (45,4 Md€)
Avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 300 milliards de dollars (255 Md€) et près de 400 000 salariés, China State Construction Engineering Corporation (CSCEC) est le plus grand groupe de construction au monde. Soutenue par Pékin, l’entreprise décroche des projets pharaoniques inaccessibles à ses concurrents : quartiers entiers, aéroports, mégaprojets en Chine, mais aussi en Afrique, au Moyen-Orient et ailleurs.
Une telle envergure exige des réserves financières considérables. Avec 53,07 milliards de dollars (45,4 Md€) de liquidités, CSCEC peut financer ces chantiers pluriannuels titanesques tout en se prémunissant contre les aléas du ralentissement immobilier en Chine et la volatilité des paiements internationaux.
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14. Tencent : 53,1 milliards $ (45,5 Md€)
Tencent, le géant chinois de la tech derrière WeChat, QQ et un empire tentaculaire de jeux vidéo, dispose de plus de 53 milliards de dollars (45 Md€) de liquidités. En 2025, il puise dans ce trésor pour financer un vaste programme de rachat d’actions, preuve de sa confiance dans ses perspectives à long terme alors même que les valorisations du secteur technologique vacillent.
Le conglomérat a déjà racheté des milliards de dollars d’actions et mis à profit ses réserves de trésorerie à la fois pour récompenser ses actionnaires et contrer le pessimisme qui pèse sur le secteur de l’Internet en Chine. Ces liquidités alimentent également ses paris dans l’IA et le cloud computing, des secteurs clés pour son avenir.
13. Saudi Aramco : 53,95 milliards $ (46,1 Md€)
Aramco, l’entreprise la plus rentable au monde en valeur absolue, constitue la principale vache à lait de l’État saoudien. Ses gigantesques réserves de trésorerie s’expliquent par des coûts d’extraction parmi les plus bas de l’industrie pétrolière, qui lui garantissent des profits colossaux même lorsque les cours du brut reculent.
Mais depuis 2022, son matelas de liquidités a été réduit de plus de la moitié, sous l’effet de dividendes massifs versés à l’État. Aramco continue aussi de financer de lourds investissements dans des mégaprojets d’infrastructure et de diversification, au service du plan « Vision 2030 », le programme phare de transformation économique du royaume.
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12. Nvidia : 53,99 milliards $ (46,2 Md€)
Nvidia a accumulé près de 54 milliards de dollars (46 Md€) de liquidités grâce à sa mainmise sur le marché des puces d’IA et à des marges bénéficiaires vertigineuses. En août, le prodige de la Silicon Valley a surpris Wall Street en validant un programme de rachat d’actions de 60 milliards de dollars (51 Md€), qui s’ajoute aux 24 milliards de dollars (20,5 Md€) de cette année.
Cette décision divise les analystes : certains y voient le signe que le titre reste sous-évalué, tandis que d’autres estiment que ces fonds seraient mieux investis dans la recherche et le développement, indispensable pour garder une longueur d’avance dans la bataille de l’IA.
11. PDD Holdings : 54,04 milliards $ (46,3 Md€)
PDD Holdings, la société mère des plateformes d’e-commerce Temu et Pinduoduo, a connu une croissance fulgurante de son chiffre d’affaires ces dernières années. Dans le même temps, sa trésorerie a littéralement explosé, passant de 230 millions de dollars (197 M€) à plus de 54 milliards de dollars (46,2 Md€) au dernier bilan.
Fait encore plus remarquable, PDD Holdings ne puise pas dans cet excédent de trésorerie pour rémunérer ses actionnaires ou financer ses rachats d’actions. Il s’en sert plutôt de filet de sécurité face à d’éventuels ralentissements et de levier stratégique pour des acquisitions, des investissements technologiques et des projets d’expansion.
10. China Mobile : 55,36 milliards $ (47,4 Md€)
Pendant longtemps, China Mobile s’est demandé comment employer ses colossales liquidités. Ses ambitions internationales se heurtaient à des difficultés et ses rachats étaient restreints par son statut d’entreprise d’État. Mais les temps ont changé.
Le groupe affirme avoir investi plus de 10 milliards de dollars (8,6 Md€) dans l’IA l’an dernier et prévoit de dépenser encore plus cette année. Il bâtit ainsi des capacités considérables en centres de données et en services cloud, dont les revenus se révèlent déjà époustouflants. Ces capitaux alimentent aujourd’hui sa transition vers l’IA, tout en consolidant l’immense réseau national qui dessert près d’un milliard de clients.
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9. Apple : 55,37 milliards $ (47,4 Md€)
La légendaire montagne de liquidités d’Apple a presque fondu de moitié depuis 2019, principalement absorbée par des rachats d’actions record et le versement régulier de dividendes. Ce changement de cap remonte à une dizaine d’années, lorsque l’actionnaire activiste Carl Icahn avait publiquement pressé Apple d’accroître ses dividendes.
Malgré cette redistribution massive, le groupe conserve une solide marge de manœuvre. Ses liquidités lui permettent de prépayer ses fournisseurs pour sécuriser la production, de lisser le versement des dividendes en période creuse et de financer la recherche et développement, en particulier dans l’intelligence artificielle.
Ses vastes réserves de trésorerie constituent aussi un atout stratégique de long terme : elles soutiennent un programme d’investissement colossal de 600 milliards de dollars (514 Md€) sur quatre ans, destiné à renforcer sa chaîne de fabrication et d’approvisionnement aux États-Unis.
8. Alibaba : 58,12 milliards $ (49,8 Md€)
Alibaba demeure la société chinoise non financière la plus riche en liquidités. Pour autant, le mastodonte de l’e‑commerce et de la tech a beaucoup puisé dans ses réserves ces dernières années.
En 2021, il s’est engagé à consacrer 15,5 milliards de dollars (13,3 Md€), soit un tiers de sa trésorerie à l’époque, à des programmes sociaux et économiques dits de « prospérité commune » en Chine.
Plus récemment, le groupe a mobilisé ses fonds pour financer des rachats d’actions ainsi que de vastes investissements dans l’IA et le cloud computing.
7. Samsung : 71,42 milliards $ (61,2 Md€)
Amassée au fil des années, l’impressionnante montagne de liquidités de Samsung constitue un précieux atout face au recul des bénéfices de sa division puces électroniques.
Le géant technologique sud‑coréen s’appuie sur ces réserves pour financer de lourds paris dans l’intelligence artificielle et préserver la continuité de ses investissements. Certains redoutent certes que ce trésor ne s’érode rapidement si le ralentissement perdure.
Quoi qu'il en soit, il illustre avant tout la puissance stratégique que procure une telle manne : elle offre à une entreprise la possibilité de voir les choses venir, la capacité de maintenir ses projets sur les rails et les moyens de revenir en force lorsque le cycle lui sera de nouveau favorable.
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6. Volkswagen : 74,15 milliards $ (63,6 Md€)
La trésorerie de Volkswagen peut sembler déroutante puisqu’elle est grevée par une dette de plus de 220 milliards de dollars (188,6 Md€). En réalité, l’essentiel de ces passifs finance sa puissante division de services financiers, qui propose prêts et crédits-bail à ses clients.
Ce modèle hybride permet au constructeur de préserver une solide réserve de liquidités, vitale pour financer sa coûteuse transition vers les véhicules électriques. Ces fonds sont aujourd’hui indispensables pour affronter ses principaux défis stratégiques : résoudre ses difficultés logicielles et tenir tête à une concurrence féroce sur le marché des VE, menée notamment par les constructeurs chinois.
5. TSMC : 90,19 milliards $ (77,3 Md€)
Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC), premier sous-traitant mondial de semi‑conducteurs, est l’un des piliers incontournables de l’économie technologique mondiale. Son activité est d’une intensité capitalistique extrême : la construction d’une seule usine nécessite des dizaines de milliards d’euros d’investissement.
L’immense trésorerie du groupe soutient sa stratégie d’expansion ambitieuse, ses investissements en recherche et développement, ainsi que la construction de nouvelles fonderies aux États-Unis, au Japon et en Allemagne. Cette réserve financière est cruciale pour lui permettre de conserver une longueur d’avance dans la course aux puces les plus avancées, destinées à des clients de poids comme Nvidia et Apple.
4. Amazon : 93,18 milliards $ (79,9 Md€)
L’accumulation de liquidités d’Amazon découle directement de son expansion fulgurante, largement alimentée par l’endettement. Le géant américain de l’e-commerce et du cloud a contracté des dettes colossales pour financer des investissements tout aussi colossaux : entrepôts logistiques, centres de données pour sa très rentable division Amazon Web Services (AWS) et un vaste réseau de distribution mondiale.
Ces réserves de trésorerie sont cruciales pour faire tourner cette machine tentaculaire et soutenir ses paris stratégiques à long terme, parmi lesquels ses avancées dans l’IA, ses projets de satellites et un programme d’investissements de 54 milliards de dollars (46,3 Md€) dans des infrastructures au Royaume-Uni sur les trois prochaines années.
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3. Microsoft : 94,55 milliards $ (81,1 Md€)
La toute-puissante position de trésorerie de Microsoft s’explique par la rentabilité hors norme de ses activités logicielles et cloud. Le groupe engrange des revenus considérables grâce à ses services par abonnement, tels que Microsoft 365, et à Azure, devenu une plateforme cloud incontournable.
À la différence des constructeurs automobiles ou d’entreprises comme Amazon, son modèle économique ne repose pas sur un endettement massif. Ses liquidités ne constituent donc pas seulement un matelas de sécurité, mais surtout un puissant levier stratégique. Elles servent à financer des acquisitions majeures, à l’image du rachat d’Activision Blizzard, à alimenter une politique généreuse de dividendes et de rachats d’actions, ainsi qu’à soutenir des investissements massifs dans l’IA.
2. Alphabet : 95,14 milliards $ (81,6 Md€)
Alphabet, la société mère de Google, génère des flux de trésorerie colossaux grâce à ses activités phares dans la publicité et la recherche en ligne. Bien qu’en recul par rapport à son pic de 2020, sa réserve de liquidités demeure la deuxième au monde par la taille pour une entreprise non financière.
Cette puissance financière alimente désormais la bataille acharnée pour la suprématie dans l’IA. Cette année, le groupe s’est engagé à dépenser quelque 75 milliards de dollars (64,3 Md€), principalement pour construire des centres de données et une infrastructure d’IA.
1. Toyota : 111 milliards $ (95,2 Md€)
Si l’encaisse de Toyota a atteint un record de 111 milliards de dollars (95,2 Md€), le groupe porte aussi une dette colossale de 267 milliards de dollars (228,9 Md€). Ce paradoxe apparent s’explique par la double nature de l’entreprise : constructeur automobile d’envergure mondiale, mais aussi acteur majeur des services financiers.
Une large part de cette dette lui sert en effet à financer ses activités internationales de prêts et de crédits-bail. Ce modèle hybride permet à Toyota de conserver une trésorerie considérable, essentielle à la gestion de ses opérations courantes et au financement de sa coûteuse transition vers les VE et d’autres technologies émergentes.
Et une mention spéciale revient à...
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Mention spéciale - Berkshire Hathaway : 344 milliards $ (294,1 Md€)
La montagne de liquidités de Berkshire Hathaway est sans équivalent. Une large part provient de ses compagnies d’assurance, qui collectent des primes devant être conservées pour couvrir d’éventuelles réclamations — un pilier du modèle du conglomérat.
Mais cette réserve a gonflé bien au-delà des besoins liés à l’assurance. Elle résulte d’une stratégie délibérée de Warren Buffett, son PDG récemment démissionnaire, qui consiste à vendre des actions pour constituer une trésorerie massive.
Convaincu que le marché est surévalué, il anticipe un ralentissement majeur dont il entend profiter pour acquérir une grande entreprise de qualité à bon prix. Autrement dit, le groupe s’est doté de munitions financières hors normes pour frapper au moment opportun.
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