Volés ou perdus, ces 31 trésors historiques n’ont jamais été retrouvés
Des merveilles introuvables
Des joyaux de la couronne d’Irlande aux œufs Fabergé impériaux disparus en passant par des toilettes en or massif, des trésors restent introuvables à ce jour aux quatre coins du monde.
Découvrez leurs histoires fascinantes, qui continuent d’alimenter la légende aujourd’hui. Les montants sont indiqués en dollars US, sauf indication contraire, suivis de leur conversion en euros.
Adaptation française par Charline Pelletier
L’Arche d’Alliance
Dans la Bible, l’Arche d’Alliance est l’une des reliques les plus sacrées, un véritable symbole. Construite il y a environ 3 000 ans par le peuple d’Israël pour contenir les Tables de la Loi, les tablettes de pierre gravées des Dix Commandements, elle est liée à de nombreux miracles de l’Ancien Testament. À l’allure d’un grand coffre doré, son apparence a été maintes fois interprétée et imaginée à travers différentes représentations bibliques, comme L’Arche de l'Alliance traverse le Jourdain, peint par James Tissot en 1902. Elle a aussi inspiré la culture populaire : l’archéologue Indiana Jones part à sa recherche dans le film de Steven Spielberg Les Aventuriers de l’Arche Perdue (1981).
Pourtant, lorsque l’Empire babylonien s’empare de Jérusalem au VIe siècle av. J.-C. et oblige le peuple hébreu à l’exil à Babylone, toute trace de l’Arche dans la Bible disparaît. Ce qu’il est advenu d’elle après cet épisode reste un mystère… Mais l’espoir subsiste qu’elle soit restée cachée pendant toutes ces années. Il se murmure qu’elle serait dissimulée dans l’église Sainte-Marie-de-Sion, en Éthiopie (photo ci-contre), mais personne n’a jamais pu la voir et aucun expert n’a pu confirmer sa présence. D’autres thèses suggèrent qu’elle serait enfouie sous l’emplacement de l’ancien Temple de Salomon, là où s’élève aujourd’hui le sanctuaire du Dôme du Rocher, et où toute fouille est donc impossible. Mais l’Arche pourrait tout aussi bien avoir été volée, ou pire, détruite.
Le trésor du temple de Padmanabhaswamy
Au sud de l’Inde, dans l’État de Kerala, se trouve le temple de Padmanabhaswamy. Ce lieu sacré abrite plusieurs chambres souterraines remplies d’incroyables trésors. En 2011, l’ouverture d’une chambre secrète restée close pendant des siècles a révélé des bijoux en or, des ornements, des couronnes et des pierres précieuses, pour une valeur estimée à 22 milliards $ (20,4 milliards €). Au total, les chercheurs estiment que le temple pourrait abriter des trésors valant jusqu’à 1 000 milliards $ (928 milliards €).
Il y a toutefois un problème : personne n’ose ouvrir les autres chambres. D’après une légende ancienne, le trésor serait protégé par deux serpents géants et quiconque franchirait ces portes tomberait sous le coup d’une malédiction.
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La Flor de la Mar
Ces dernières années, plusieurs épaves chargées de trésors ont été retrouvées, comme le célèbre galion San José de la Couronne espagnole. D’autres, comme la Flor de la Mar, restent introuvables.
Disparu au large de Sumatra, en Indonésie, en novembre 1511, ce navire portugais était rempli de trésors. À son bord se trouvaient des coupes en or, des bijoux étincelants et une impressionnante cargaison de lingots d’or. Des richesses estimées aujourd’hui à 2,6 milliards $ (soit 2,3 Md €). Pour l’heure, tout ce butin demeure englouti dans les profondeurs.
Le trésor d’Atahualpa
En 1532, lorsque les colons espagnols envahissent les terres d’Amérique du Sud, les Incas voient leur dernier empereur indépendant capturé. À Cajamarca, dans l’actuel Pérou, Atahualpa est fait prisonnier par le conquistador espagnol Francisco Pizarro. Pour obtenir sa libération, le souverain promet de remplir une pièce entière d’or et une autre d’argent. Mais avant que ces métaux précieux ne puissent être livrés, les Espagnols assassinent leur captif.
Selon la légende, le général inca Rumiñahui, chargé de transporter le trésor, l’aurait dissimulé dans une grotte, si ce n’est plutôt jeté dans un lac, au cœur du parc national de Llanganates, en Équateur (photo). Les archéologues restent partagés sur l’existence de ce trésor, mais cela n’a pas empêché des générations d’aventuriers de partir à sa recherche.
Les toilettes en or massif du palais de Blenheim
Les œuvres d’art et l’or occupent une place de choix dans ce tour d’horizon, mais que diriez-vous d’une pièce qui allie les deux : des toilettes entièrement en or massif ? Imaginée par Maurizio Cattelan et baptisée America, cette installation est exposée en septembre 2019 au palais de Blenheim, en Angleterre, avant d’être volée… le lendemain de son inauguration. Beaucoup pensent alors qu’il s’agit d’une farce orchestrée par l’artiste, connu pour ses mises en scène spectaculaires, mais il n’en est rien. Une récompense de 100 000 livres sterling (soit 116 000 €) est promise à quiconque pourrait restituer les toilettes.
Sept personnes ont été arrêtées dans les années qui ont suivi le vol. Mais ce n’est que récemment que l’on a peut-être enfin une réponse à la question incrédule de Maurizio Cattelan : « Qui est assez idiot pour voler des toilettes ? ». Trois hommes ont été reconnus coupables pour leur implication dans le cambriolage. La trace des toilettes, estimées à environ 5,8 millions d’euros, reste introuvable.
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Le San Miguel
Autre épave disparue, le galion espagnol San Miguel n’a toujours pas été localisé. Le navire a été détruit par un ouragan le 29 avril 1551 au large de Saint-Domingue, dans l’actuelle République dominicaine. Il aurait transporté une cargaison estimée à 2 milliards $ (1,85 milliard €).
Les chasseurs d’épaves cherchent le San Miguel depuis des siècles, mais l’épave reste introuvable. Les recherches se poursuivent dans les eaux qui entourent la République dominicaine, laissant entrevoir la possibilité que ce navire chargé de trésors soit un jour retrouvé.
Le Merchant Royal
Lorsque le Merchant Royal coule après avoir essuyé une violente tempête en 1641, il entraîne avec lui une importante marchandise : 100 000 livres d’or, 400 barres d’argent mexicain et environ 500 000 pièces de monnaie. Les chasseurs de trésors doivent être bien équipés s’ils espèrent retrouver l’épave disparue au large des côtes de Cornouailles, où la mer peut atteindre jusqu’à 91 mètres de profondeur.
L’ancre de ce qui est considéré comme l’épave la plus précieuse jamais découverte a été retrouvée au large des côtes de Cornouailles, en Angleterre, en mars 2019, donnant aux chasseurs de trésors un indice sur l’endroit où pourrait se trouver sa cargaison, estimée à plus de 1,5 milliard $ (1,4 milliard €). Sur la photo : un navire marchand semblable à celui qui a sombré.
Le trésor d’Oak Island
Ce trésor légendaire, qui serait enfoui dans le « puits à argent » truffé de pièges sur l’île Oak, en Nouvelle-Écosse (Canada), déjoue les chasseurs de trésors depuis trois siècles. Il est même devenu le sujet d’une émission diffusée sur la chaîne History.
Les chasseurs de trésors de l’émission ont touché le gros lot début 2018 en déterrant une broche incrustée de pierres précieuses sur le site. Depuis, de l’or a aussi été découvert sur l’île, ce qui vient renforcer la probabilité d’y trouver d’autres richesses. Si l’on en croit certaines théories, toutes sortes de choses pourraient y être enfouies : des millions en espèces, les manuscrits perdus de Shakespeare, les bijoux de la reine Marie-Antoinette et même le Saint Graal !
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Le trésor de Barbe Noire
Au début du XVIIIe siècle, Barbe Noire, de son vrai nom Edward Teach, sème la terreur dans les Caraïbes. Il pille les navires un à un depuis son vaisseau amiral, le Queen Anne’s Revenge. Entre lingots d’or, bijoux d’exception et pierres précieuses, le pirate aurait amassé un butin colossal. Son trésor serait dissimulé sur différentes îles de la région, ainsi qu’en Caroline du Nord.
Une partie du butin volé par le célèbre pirate a refait surface en 1996 lors de l’excavation de son épave. Parmi les trésors découverts figurait notamment un pied de verre à vin incrusté de diamants et orné de couronnes en or. Mais cette trouvaille n’a pas suffi à satisfaire les chasseurs de trésors, nombreux à penser que l’essentiel des richesses reste encore à trouver, éparpillé dans les repaires de Barbe Noire. Le château de Barbe Noire sur l’île de Saint-Thomas, dans les îles Vierges américaines (photo), ainsi que Plum Point en Caroline du Nord, figurent parmi les cachettes possibles.
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Le trésor volé de Mosby pendant la guerre de Sécession
La guerre de Sécession a donné lieu à de nombreux vols de trésors et on estime que des millions de dollars n’auraient toujours pas été retrouvés à ce jour.
En 1863, un voleur particulièrement audacieux, le ranger confédéré John Singleton Mosby (photo), a réuni une équipe de complices pour mener un raid nocturne contre le palais de justice du comté de Fairfax, en Virginie.
À l’intérieur, ils ont mis la main sur un sac rempli d’or, d’argent et de bijoux appartenant aux familles les plus influentes de la région. Le butin, d’une valeur estimée aujourd’hui à 6 millions $ (5,5 millions €), n’a jamais été retrouvé.
L'or confédéré pillé de la guerre de Sécession
Autre trésor de la guerre de Sécession disparu : un wagon rempli de lingots d’or, dont la valeur dépasserait les 140 millions $ (129 millions €). Cette montagne de métal précieux reposerait au fond du nord du lac Michigan. Selon un documentaire de la chaîne History, des soldats de l’Union auraient dérobé l’or au président confédéré Jefferson Davis en 1865, après sa capture et son emprisonnement en Virginie.
Deux chasseurs de trésors passionnés, Kevin Dykstra et Frederick J. Monroe, tentent de reconstituer les pièces du puzzle à partir d’une confession sur son lit de mort d’un gardien de phare du coin en 1921. Ce dernier affirmait que les lingots avaient été chargés dans un wagon avant d’être transportés vers le nord, en direction du lac Michigan. L’or aurait ensuite été transféré sur un ferry, mais pour des raisons inconnues, il aurait été jeté par-dessus bord. Dykstra et Monroe affirment avoir retrouvé l’un des nombreux lingots, bien que leur découverte n’ait jamais été confirmée. Si l’histoire est vraie, une fortune sommeille encore au fond du lac…
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L’or de Jesse James
Le hors-la-loi Jesse James s’est fait un nom au XIXᵉ siècle en braquant banques et trains dans tout le Midwest. Selon la légende, l’un de ses butins, estimé à quelque 3 millions $ (2,7 millions €) en valeur actuelle, serait enfoui quelque part au Canada.
Après avoir attaqué un train de la Wells Fargo en 1870, Jesse James et sa bande auraient pris la fuite vers le nord pour échapper aux autorités américaines, enterrant leur magot en chemin pour ne pas être pris avec. Une histoire fascinante qui continue d’alimenter les rêves des chasseurs de trésors...
Le butin des hors-la-loi de Flagstaff
Les coffres de Wells Fargo ont une nouvelle fois attiré les convoitises le 10 mai 1881, lorsqu’une diligence transportant des lingots d’or et d’argent a été attaquée dans les montagnes près de Flagstaff, en Arizona. Ce butin spectaculaire, dont la valeur actuelle dépasserait les 3 millions $ (2,7 millions €), n’a jamais été retrouvé.
Selon certaines sources, l’un des employés de la banque aurait informé les bandits de l’itinéraire de la diligence, leur permettant d’intercepter le convoi alors qu’il se dirigeait vers une agence de San Francisco. Une course-poursuite s’est ensuivie, menée par les shérifs locaux et la cavalerie, jusqu’à une cabane isolée en pleine montagne, où une fusillade intense a éclaté. Le trésor demeure quant à lui introuvable à ce jour.
La mine d’or perdue du Hollandais
La mine d’or perdue du Hollandais, sans doute la plus célèbre des mines disparues des États-Unis, serait cachée quelque part dans les montagnes escarpées de la Superstition, en Arizona. Elle doit son nom à Jacob Waltz, un immigrant du XIXᵉ siècle surnommé « le Hollandais », qui aurait laissé sur place un fabuleux gisement d’or aujourd’hui estimé à quelque 200 millions $ (184 millions €).
Malgré l’absence de preuve formelle de son existence, la légende continue de fasciner. On estime qu’environ 500 aventuriers ont trouvé la mort en tentant de retrouver la mine mythique, ce qui fait de sa quête l’une des chasses au trésor les plus dangereuses au monde.
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Les œufs impériaux de Fabergé
Une chasse aux œufs de Pâques version grand luxe… Sur les 50 œufs créés entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle par Peter-Carl Fabergé pour la famille impériale russe, sept se sont volatilisés. Peut-être brisés, peut-être fondus… à moins qu’ils ne dorment encore quelque part, en attendant d’être retrouvés.
Parmi eux, le Chérubin au chariot de 1888, le Nécessaire de 1889 ou encore le somptueux Jubilé danois de 1903 (en photo), chacun estimé à près de 30 millions $ (environ 27 M €). Un autre, le troisième œuf impérial réalisé, a quant à lui réapparu en 2012 dans une brocante du Midwest américain. De quoi entretenir l’espoir de retrouver peut-être un jour les autres.
Les joyaux de la Couronne d’Irlande
Volés en 1907 dans un coffre-fort du château de Dublin, les joyaux de la Couronne d’Irlande n’ont jamais refait surface. Composé d’une étoile et d’une médaille de l’Ordre de Saint-Patrick serties de pierres précieuses, ce trésor reste une énigme depuis plus d’un siècle. On le pense enterré quelque part dans les montagnes de Wicklow, au sud de la capitale. La police a tenté sa chance à plusieurs reprises avec des détecteurs de métaux, parcourant différents sites, en vain.
Estimés à 20 millions $ (environ 17 M €), les joyaux demeurent hors de portée du grand public : la recherche de vestiges historiques à l’aide de détecteurs de métaux est strictement interdite aux particuliers en Irlande. Pour les chasseurs de trésors, il ne reste plus qu’à suivre de près le travail des autorités.
La valise de billets de John Dillinger
Figure légendaire du grand banditisme américain durant la Grande Dépression, John Dillinger aurait enterré une valise contenant 200 000 $ en petites coupures dans un bois du Wisconsin, sans jamais pouvoir la récupérer. Trois mois après avoir dissimulé son magot, le gangster est abattu par la police à Chicago. Depuis, l’argent n’a jamais été officiellement retrouvé.
S’il existe encore, ce butin pourrait valoir aujourd’hui plus de 3 millions $ (2,7 M €). John Dillinger se cachait à l’époque au restaurant Little Bohemia, à Manitowish Waters, et on pense que la valise repose à quelques centaines de mètres seulement de l’établissement.
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Le Portrait d’un jeune homme, de Raphaël
Peint vers 1513-1514, ce portrait de Raphaël est souvent considéré comme le tableau le plus important disparu depuis la Seconde Guerre mondiale. En 1939, les nazis le volent en Pologne, au musée Czartoryski de Cracovie. Le Troisième Reich aurait pillé près de 20 % du patrimoine artistique européen, dont une grande partie reste introuvable.
Estimée à plus de 100 millions $ (environ 88 millions €), cette peinture à l’huile aurait été volée dans le but de décorer la résidence d’Hitler à Berlin. Le chef-d’œuvre se retrouve au final en Pologne chez Hans Frank, fonctionnaire de la Gestapo et gouverneur général nazi. Lors d’un transfert pour l’installer dans sa villa de Neuhaus, en Allemagne, le Portrait d’un jeune homme disparaît en chemin. Il n’a jamais été revu depuis la fin de la guerre.
Un ange sous les traits de Titus, de Rembrandt
Autre œuvre volée par les nazis : Un ange sous les traits de Titus, de Rembrandt. Un tableau qui représente le fils du maître hollandais, conservé dans un château français à la campagne… avant d’être volé en 1943 lors de l’invasion allemande. Des soldats le transportent à Paris, où il est mis de côté pour un prochain transfert au Führermuseum, le musée d’Hitler.
Bien qu’il ait échoué à faire carrière comme artiste, Hitler se considérait comme un esthète éclairé, à la fois critique et collectionneur. Il nourrissait le rêve de créer à Linz, sa ville d’enfance en Autriche, un gigantesque Führermuseum destiné à abriter près de 300 chefs-d’œuvre spoliés par le Troisième Reich. Ce temple de l’art devait s’inspirer de la Haus der Kunst de Munich, qu’il avait fait ériger pour incarner sa vision de l’art « pur . Si plus de 160 œuvres ont été retrouvées depuis, certaines, comme un précieux portrait signé Rembrandt, demeurent introuvables à ce jour.
La Chambre d’ambre du Palais Catherine
Considérée comme la « huitième merveille du monde », la splendide Chambre d’ambre du palais Catherine, près de Saint-Pétersbourg, a été conçue au début du XVIIIᵉ siècle pour Frédéric Ier, roi de Prusse. Chef-d’œuvre baroque unique en son genre, cette pièce somptueuse était entièrement recouverte de panneaux d’ambre finement sculptés, rehaussés de feuilles d’or et de miroirs décoratifs.
Mais ce trésor inestimable a disparu à la fin de la Seconde Guerre mondiale. De nombreuses théories circulent encore sur sa localisation, mais aucune piste n’a permis de la retrouver. Heureusement, une réplique fidèle de la Chambre d’ambre (photo) a pu être réalisée en 2004 grâce à des dessins d’époque et à des photos anciennes.
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Le train d’or nazi
Selon une rumeur tenace, un train nazi chargé de tonnes de trésors pillés aurait été enseveli en janvier 1945, alors que la Seconde Guerre mondiale touchait à sa fin, dans le complexe de tunnels secrets de Project Riese, près de Wałbrzych, en Pologne. Si la cache existe réellement, sa valeur serait aujourd’hui estimée à plusieurs milliards d’euros.
Certains pensent même que le convoi pourrait contenir la célèbre Chambre d’ambre disparue. L’histoire a suscité de nombreuses expéditions, mais le train reste introuvable et son existence même demeure sujette à débat. Cela n’empêche pas les chasseurs de trésors de poursuivre leurs recherches encore aujourd’hui.
Le trésor du lac Toplitz
À une soixantaine de kilomètres au sud-est de Salzbourg, en Autriche, se trouve un lac auréolé de mystère. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, alors que les troupes américaines s’approchaient, un groupe de nazis aurait jeté plusieurs caisses dans le lac Toplitz, alors situé dans une base navale secrète du régime.
Depuis, les spéculations vont bon train sur le contenu de ces mystérieuses caisses : de l’or européen pillé — jusqu’à 5,6 milliards $ (4,3 milliards €) selon certaines rumeurs ou encore des documents indiquant où étaient entreposés les biens spoliés aux populations juives.
Mais les recherches sont périlleuses. Au moins sept plongeurs ont perdu la vie en tentant de percer le secret de ce lac glacial profond de plus de 90 mètres. En 2005, la société publique autrichienne Bundesforste AG, gestionnaire du site, a autorisé le chasseur de trésors américain Norman Scott à explorer les profondeurs du lac. Malgré ses efforts, il n’a rien trouvé. Le mystère reste entier.
Le collier de Patiala, par Cartier
En 1928, Cartier crée un collier d’exception pour Bhupinder Singh, alors Maharaja de l’État princier de Patiala en Inde. Il est serti de 2 930 diamants, dont une pierre De Beers de 428 carats, le septième plus gros diamant au monde.
Ce bijou unique disparaît du trésor royal de Patiala en 1948. Certaines parties ont été retrouvées depuis, notamment le diamant De Beers, qui a permis à la maison Cartier de recréer une version du collier. Les rubis birmans et des dizaines de diamants manquent toujours à l’appel.
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Les Fleurs de Pavot, de Van Gogh
Estimé à 55 millions $ (environ 49 millions €), ce tableau de coquelicots rouges et jaunes peint par Vincent Van Gogh en 1887 a été volé à deux reprises. Une première fois en 1977, au musée Mohamed Mahmoud Khalil du Caire, avant d’être retrouvé dix ans plus tard au Koweït.
Mais en août 2010, l’œuvre disparaît de nouveau. Depuis, aucune trace. L’homme d’affaires égyptien Naguib Sawiris a promis une récompense de 175 000 $ (environ 155 000 €) pour toute information permettant de la localiser.
Le Concert de Vermeer
Le tableau volé le plus précieux de l’histoire est Le Concert de Johannes Vermeer, peint vers 1664. Cette œuvre inestimable a été dérobée en mars 1990 lors du tristement célèbre cambriolage du musée Isabella Stewart Gardner à Boston, aux côtés de La Tempête sur la mer de Galilée de Rembrandt et de 11 autres chefs-d’œuvre.
Estimée à quelque 250 millions $ (229 millions €), la toile aurait été proposée à la vente à Philadelphie au début des années 2000 par un réseau du crime organisé. Mais malgré les efforts du FBI, elle demeure introuvable. De récentes allégations suggèrent même qu’elle aurait été transférée à l’IRA par le gang Winter Hill de Boston. Le mystère reste entier.
Le trésor de Russborough House
Connu sous le surnom de The General au sommet de sa carrière criminelle, Martin Cahill a marqué l’histoire du banditisme en organisant le spectaculaire cambriolage de Russborough House, en Irlande. Lors de ce vol audacieux, des chefs-d’œuvre signés Vermeer, Vestier et Guardi ont disparu.
Huit tableaux ont été retrouvés en 1993, abandonnés dans des voitures de location, mais les précieuses toiles de Guardi manquent toujours à l’appel. Cahill a été abattu en 1994, emportant avec lui les secrets de la cachette. Une œuvre de Pietro di Francesco Degli Orioli, retrouvée plus tard, a été vendue aux enchères en 1999. Quant aux tableaux de Guardi, ils seraient enterrés dans les bois de Killakee, près de Dublin, mais les enquêteurs spécialisés en art n'ont à ce jour pas réussi à les localiser.
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La Vue d’Auvers-sur-Oise, de Cézanne
Alors que le monde entier célèbre le passage à l’an 2000, un cambrioleur profite du vacarme des feux d’artifice pour s’introduire dans le musée Ashmolean d’Oxford et dérober la Vue d’Auvers-sur-Oise, un paysage signé Paul Cézanne. Près de 25 ans plus tard, le tableau, estimé à 3,9 millions $ (3,5 millions €), est toujours dans la nature.
Digne d’un film, ce cambriolage révèle une opération professionnelle parfaitement bien ficelée. Les enquêteurs comprennent vite qu’ils n’ont pas affaire à des amateurs : ils découvrent un trou percé dans le toit du musée, une échelle de corde pour pénétrer dans la galerie, ainsi qu’une bonbonne de fumée destinée à brouiller les caméras de surveillance. Le tout en moins de dix minutes. Quelques mois plus tard, les autorités sont troublées de voir un Cézanne dans un pub anglais… Mais il ne s’agissait que d’une copie.
Le Pigeon aux petits pois de Picasso
En 2010, la France connaît peut-être son plus grand casse. Le musée d’Art moderne de Paris est cambriolé, valeur totale du butin : près de 100 millions d’euros, dont Le Pigeon aux petits pois de Pablo Picasso, aux côtés d’un Matisse et d’un Braque.
Arrêté en 2011, l’un des voleurs affirme avoir jeté les tableaux dans une benne à ordures, pris de panique. Une version que la police peine à croire. L’espoir subsiste de voir ces chefs-d’œuvre réapparaître un jour.
La Big Maple Leaf de 100 kilos
La Big Maple Leaf (« Grande feuille d’érable ») est une série de six pièces d’or pesant chacune 100 kilos. Le 27 mars 2017, l’une d’elles est dérobée au Bode-Museum de Berlin, dans un véritable hold-up. Trois cambrioleurs s’introduisent dans le bâtiment par une fenêtre et font rouler la pièce, aussi grande qu’un pneu de voiture… sur une planche à roulettes. Ils la transportent sur des voies ferrées à l’aide d’une brouette et d’une corde, jusqu’à une voiture de fuite.
Dans les mois qui suivent, la police allemande arrête trois hommes issus d’une famille liée au crime organisé ainsi qu’un employé du musée. Le complice aurait dévoilé des informations sur les systèmes de sécurité du bâtiment aux voleurs. Le procès s’achève en février 2020, avec des peines de prison à la clé. Mais la pièce géante n'a toujours pas été retrouvée. De la poussière d’or sur les vêtements et le véhicule des malfaiteurs laisse penser qu’elle aurait pu être fondue… À moins qu’elle ne réapparaisse un jour.
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Les Deux jeunes garçons riant, de Frans Hals
Deux garçons rieurs, chef-d’œuvre de Frans Hals datant de 1626, a de nouveau disparu en août 2020, volé au petit matin dans le musée Hofje van Mevrouw van Aerden à Leerdam, aux Pays-Bas. Cette toile qui montre deux hommes riant autour d’une chope de bière avait déjà été dérobée à deux reprises, en 1988 puis en 2011. Il avait fallu trois ans pour la retrouver après le premier vol, et six mois après le deuxième.
Estimée à environ 15 millions €, l’œuvre aurait été volée en forçant une porte arrière. Malgré des images de vidéosurveillance exploitables, les autorités néerlandaises n’ont pas encore retrouvé la trace du tableau, désormais tristement célèbre pour sa propension à disparaître.
Le chapelet de la reine Marie Stuart et d’autres trésors historiques
Le 21 mai 2021, vers 22h30, un chapelet (photo) qui avait appartenu à Marie Stuart et qu’elle avait emporté lors de son exécution en 1587 a été volé au château d’Arundel, dans le West Sussex, en Angleterre. Outre le chapelet, les voleurs ont dérobé d’autres artefacts en or et en argent, dont les coupes du couronnement de la reine, pour une valeur totale estimée à 1 million d’euros. Un porte-parole du château a qualifié le butin de précieux et inestimable.
Les voleurs auraient pénétré dans le château d’Arundel par une fenêtre avant de briser une vitrine pour s’emparer des trésors. Un véhicule incendié retrouvé dans le village voisin de Barlavington, à une vingtaine de minutes de route, a été identifié par la police locale comme étant lié au cambriolage. Un homme a ensuite été arrêté, mais les trésors n’ont jamais été retrouvés.
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