Les 15 pirates les plus riches de l’histoire
Quel pirate a amassé le plus gros butin ?

Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, prendre la mer était une aventure de tous les dangers. Les sept mers débordaient de trésors et attiraient toutes les convoitises. Corsaires, pirates et autres flibustiers écumaient les océans… C’était l’âge d’or de la piraterie !
Du noble déchu devenu capitaine sanguinaire à la reine des pirates venue d’Irlande sans oublier des figures légendaires comme Barbe Noire, découvrez celles et ceux qui ont bâti des fortunes colossales à coups d’abordages et de pillages.
Toutes les estimations sont issues du magazine économique Forbes, sauf indication contraire. Les montants indiqués ont été ajustés à l’inflation et convertis en euros.
Adaptation française par Charline Pelletier
Anne Bonny : 1,3 million €

Née en 1697, Anne Bonny est la fille illégitime d’un riche avocat irlandais. Elle traverse l’Atlantique pour s’installer en Amérique et épouse un marin en 1718.
Ensemble, ils mettent les voiles pour l’île de New Providence, aux Bahamas, un haut lieu de la piraterie. C’est là qu’Anne Bonny croise la route du redoutable Jack Rackham, alias Calico Jack. Sur un coup de tête, elle abandonne son mari et s’embarque avec le pirate.
Anne Bonny : 1,3 million €

Connue pour son tempérament de feu, Anne Bonny se lie rapidement d’amitié avec une autre pirate célèbre : Mary Read. En 1720, le duo mène des attaques contre des bateaux de pêche et des sloops marchands. Mais la même année, Calico Jack est capturé avec son navire. Il est pendu avec une partie de son équipage. Anne Bonny échappe à la potence, car elle est enceinte. La suite de son histoire reste un mystère.
Selon plusieurs estimations en ligne, elle aurait amassé un butin équivalant à 1,5 million de dollars (environ 1,3 million d’euros) aujourd’hui.
Mary Read : 1,3 million €

Coéquipière d’Anne Bonny, Mary Read est elle aussi une légende de la piraterie. Avide d’aventure, cette flibustière sanguinaire se fait passer pour un homme – sous le nom de Mark Read – afin de travailler comme soldat et marin marchand.
À la fin des années 1710, elle rejoint l’équipage du pirate Jack Rackham.
Mary Read : 1,3 million €

Comme beaucoup d’autres pirates, Mary Read connaît une fin tragique. Si elle échappe à la pendaison en 1720 avec Anne Bonny – toutes deux sont enceintes au moment de la capture du navire –, elle meurt peu après en prison, des suites d’une fièvre.
Avant sa mort prématurée, elle aurait elle aussi amassé une fortune équivalente à 1,5 million $ (environ 1,3 M €) aujourd’hui, selon plusieurs estimations en ligne.
James Martel : 1,9 million €

Pendant la guerre de Succession d’Espagne (1701-1714), le capitaine jamaïcain James Martel débute sa carrière maritime dans les règles, officiellement en tant que corsaire. Mais, comme beaucoup d’autres à l’époque, il se tourne très vite vers la piraterie.
James Martel : 1,9 million €

Réputé impitoyable, même par ses propres hommes, James Martel finit par être destitué de son poste de capitaine par un certain Kennedy. En 1717, sa flotte est surprise par le Scarborough, un navire de la marine royale britannique. Le sort de James Martel reste inconnu.
Actif pendant environ cinq ans, James Martel aurait accumulé l’équivalent de 2,2 millions $ (environ 1,9 M €) aujourd’hui.
Calico Jack : 1,9 million €

Vers la fin de l’âge d’or de la piraterie, le capitaine anglais John Rackham, dit Jack Rackham, plus connu sous le nom de « Calico Jack » – et qui a inspiré le pirate Rackham le Rouge dans Les Aventures de Tintin – opère aux Bahamas et à Cuba entre 1718 et 1720.
Spécialiste des abordages près des côtes pour piller les petits navires, Calico Jack reste connu pour avoir compté deux femmes dans son équipage : Anne Bonny et Mary Read, déjà citées.
Calico Jack : 1,9 million €

En décembre 1719, il s’empare du Kingston, un bateau marchand qu’il transforme en vaisseau amiral. L’année suivante, en 1720, le gouverneur des Bahamas, Woodes Rogers, lance un mandat contre Calico Jack et ses hommes. Arrêté peu après, il est pendu pour ses crimes à Port Royal, le siège du gouvernement britannique en Jamaïque, le 18 novembre 1720.
Sa fortune est estimée à 2,2 millions $ aujourd’hui, soit environ 1,9 million €.
Ned Low : 2,3 millions €

Capitaine notoire tant redouté de la fin de l’âge d’or de la piraterie, Edward Low, alias « Ned » Low, naît à Londres vers 1690 et grandit dans une extrême pauvreté. Voleur dès son plus jeune âge, il traverse l’Atlantique pour le Nouveau Monde en quête d’une vie meilleure.
Brisé par la perte de sa femme, il tourne le dos à sa vie d’avant et embrasse une carrière de pirate.
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Ned Low : 2,3 millions €

En quelques années à peine, Ned Low et son équipage s’emparent d’une centaine de navires. Nombre d’entre eux sont pillés puis incendiés, mais il conserve les plus impressionnants, comme le Fancy, une goélette de 80 tonnes.
Sa carrière, aussi courte que prolifique, est marquée par une brutalité extrême qui forge sa légende… et précipite sa perte. Le navire de guerre Greyhound est lancé à ses trousses pour mettre un terme à son règne de terreur. Traqué sans répit, Ned Low est finalement trahi par son propre équipage, lassé de sa cruauté. Selon certains récits, il aurait été abandonné sur une île déserte à la suite d’une mutinerie.
Avant de disparaître, sa fortune aurait atteint l’équivalent de 2,7 millions $ aujourd’hui, soit environ 2,3 millions €.
Charles Vane : 3 millions €

Autre célèbre pirate anglais : Charles Vane. Redouté dans les Caraïbes, il s’attaque sans relâche aux navires anglais et français. Stratège redoutable et marin hors pair, il manie l’art de la navigation avec un talent peu égalé.
Mais derrière ses prouesses en mer se cache une cruauté glaçante. Vane n’hésite pas à torturer, voire exécuter les marins faits prisonniers, renforçant ainsi sa sombre légende.
Charles Vane : 3 millions €

Charles Vane fait ses premières armes sous les ordres d’Henry Jennings, avant de prendre lui-même la barre en 1717. Très vite, il devient l’un des chefs de la République des pirates à Nassau, aux Bahamas. Arrêté l’année suivante en 1718, il s’engage à tourner le dos à sa vie de criminel en échange de la grâce du roi… pour mieux replonger dans la piraterie quelques mois plus tard, plus déterminé que jamais.
Sa chute commence en février 1719, lorsqu’il est pris dans une tempête. Il échoue alors sur une île inconnue. Un navire britannique de passage le repère, l’arrête et le ramène pour être jugé. Charles Vane connaît la pendaison en mars 1721. Il aurait accumulé l’équivalent de 3,4 millions $ aujourd’hui, soit environ 3 millions €.
Stede Bonnet : 5,8 millions €

L’histoire de Stede Bonnet détonne dans l’univers brutal de la piraterie. Né dans une famille fortunée de la Barbade, il grandit dans le confort et hérite d’un vaste domaine. Cultivé, respecté, il mène d’abord la vie rangée d’un propriétaire terrien. Ce contraste lui vaudra plus tard le surnom de « pirate gentleman ».
Mais au printemps 1717, tout change. Sans expérience maritime, Bonnet rompt avec sa vie bourgeoise et achète un voilier qu’il baptise Revenge. Il recrute un équipage, prend la mer et remonte la côte est des colonies américaines. Là, il s’empare de plusieurs navires marchands et réserve un sort tout particulier à ceux originaires de la Barbade, qu’il fait brûler, comme s’il voulait effacer toute trace de son passé.
Stede Bonnet : 5,8 millions €

En route vers Nassau, Stede Bonnet est grièvement blessé. Il confie alors temporairement le commandement du Revenge à un certain Edward Teach, plus connu sous le nom de Barbe Noire. C’est le début d’une alliance aussi redoutable que lucrative.
Sous la houlette de Barbe Noire, le Revenge multiplie les prises. En septembre 1717, il capture le sloop Betty, chargé de vin de Madère. D’autres navires marchands suivent, comme le Spofford et le Sea Nymph, contribuant à bâtir une fortune aujourd’hui estimée à 6,7 millions $ (environ 5,8 M€).
Mais cette ascension fulgurante ne protège pas Stede Bonnet de sa chute. Arrêté, jugé, puis condamné, le « pirate gentleman » est pendu en décembre 1718 en Caroline du Sud, à l’âge de 30 ans.
Howell Davis : 5,8 millions €

La carrière d’Howell Davis est l’une des plus brèves de l’histoire de la piraterie : elle ne dure que onze mois, de juillet 1718 à juin 1719. Mais en moins d’un an, ce Gallois audacieux sème le chaos en mer avant d’être abattu sur l’île de Príncipe, dans le golfe de Guinée.
Tout commence au large de la Sierra Leone, lorsque le Cadogan, le navire sur lequel il sert, est capturé par le célèbre pirate Edward England. Davis choisit alors d’embrasser la vie de flibustier et prend les commandes du vaisseau. Une mutinerie finit cependant par le déposer, et il est brièvement emprisonné à la Barbade. Libéré peu après, il retourne en mer, bien décidé à reprendre sa carrière de pirate.
Howell Davis : 5,8 millions €

Howell Davis n’est pas du genre à foncer sabre au clair. Fin stratège, il privilégie la ruse, la tromperie et les coups montés, se forgeant une réputation de pirate redoutablement malin.
L’un de ses plus beaux coups ? L’attaque d’un navire hollandais transportant le gouverneur d’Accra au Ghana, ses précieuses marchandises… et 15 000 livres sterling, soit près de 3,5 millions € aujourd’hui.
Mais son dernier plan se retourne contre lui : alors qu’il s’apprête à enlever le gouverneur de l’île portugaise de Príncipe, il tombe dans une embuscade et il est abattu. En moins d’un an, Davis aura amassé l’équivalent de 6,7 millions $ (environ 5,8 M €).
Barbe Noire : 16,3 millions €

Edward Teach, plus connu sous le nom de « Barbe Noire », est l’un des pirates les plus célèbres de l’histoire. Originaire d’Angleterre, il bâtit sa légende dans les Antilles au début du XVIIIe siècle. On sait peu de choses de sa jeunesse, mais il aurait commencé sa carrière de pirate en 1716, sous la tutelle du capitaine Benjamin Hornigold.
L’année suivante, en 1717, il s’allie à Stede Bonnet, puis capture un imposant navire négrier français, La Concorde. Il le rebaptise Queen Anne’s Revenge, le dote de 40 canons et de plus de 300 hommes, et lance alors son règne de terreur sur les mers des Caraïbes.
Barbe Noire : 16,3 millions €

Barbe Noire impressionne autant par ses coups de génie que par son physique terrifiant. Il accroche des mèches allumées à sa barbe pour effrayer ses ennemis. Pourtant, derrière cette image menaçante, il use rarement de la violence, préférant l’intimidation, la ruse et son intelligence.
Il meurt en 1718 lors d’un affrontement au large de la Caroline du Nord, abattu par le lieutenant Robert Maynard de la marine royale britannique. Son légendaire trésor reste introuvable à ce jour, malgré d’innombrables expéditions. Il serait aujourd’hui estimé à près de 18,7 millions $ (environ 16,3 millions €).
Jean Fleury : 41 millions €

Jean Fleury est l’un des tout premiers pirates à écumer les eaux des Caraïbes. Ce corsaire français entre dans l’histoire en 1522, après avoir intercepté deux des trois galions espagnols garnis du trésor aztèque d’Hernán Cortés, en route du Mexique vers l’Espagne. Un des premiers actes de piraterie recensés.
Jean Fleury : 41 millions €

Au cours de sa carrière, Jean Fleury pille plus de trente navires espagnols et portugais. Ses prises sont renversantes : or, animaux exotiques, magnifiques parures de bijoux et perles, œuvres d’art aztèques et autres trésors venus du Nouveau Monde. Il aurait amassé une somme spectaculaire : l’équivalent de 47 millions $ aujourd’hui, soit environ 41 millions €.
Comme beaucoup de pirates, sa vie se termine brutalement. Capturé, il est pendu à Tolède, en Espagne. Ses exploits incitent d’autres nations à engager leurs propres corsaires pour rechercher des cibles espagnoles faciles à attaquer dans les Caraïbes.
Bart le Noir : 42 millions €

Entre 1719 et 1722, ce Gallois d’origine sème le chaos au large des côtes des Amériques et de l’Afrique de l’Ouest. Bartholomew Roberts est, en nombre de prises, le pirate le plus prospère de l’âge d’or de la piraterie : on lui attribue plus de 400 navires saisis.
Bart le Noir : 42 millions €

Surnommé « Bart le Noir », il établit son propre code de conduite et adopte l’un des premiers drapeaux à tête de mort. Ses succès inspirent les écrivains de son époque et il reste aujourd’hui encore une grande figure de la culture populaire.
En 1722, lors d’un affrontement naval, Bart le Noir trouve la mort, frappé à la gorge par une mitraille. On estime sa fortune à près de 48 millions $ aujourd’hui, soit environ 42 millions €.
Thomas Tew : 134 millions €

Corsaire anglais devenu pirate, Thomas Tew est le fameux « pirate de Rhode Island ». Il n’entreprend que deux grandes expéditions… avant de connaître une fin atroce lors de la seconde.
Avec seulement deux grandes expéditions à son actif, Thomas Tew entre pourtant dans la légende de la piraterie. Il est le premier à emprunter ce qui deviendra la célèbre « Route des Pirates », reliant l’Atlantique à l’océan Indien en contournant l’Afrique par le sud, un itinéraire que nombre de forbans suivront après lui.
Thomas Tew : 134 millions €

En 1693, Thomas Tew et son équipage mettent le cap sur la mer Rouge et prennent le contrôle d’un bateau indien chargé de trésors, d’une valeur de plusieurs millions d’euros aujourd’hui.
Sur sa dernière expédition, il pille à nouveau d’importantes quantités d’or et de diamants, mais n’aura pas le temps d’en profiter. En 1695, il est mortellement blessé par un tir de canon dans l’attaque d’un convoi moghol de 25 navires.
Francis Drake : 150 millions €

Francis Drake reste dans l’histoire comme le plus redouté des « loups de mer » britanniques. Corsaire impitoyable, il traque les navires espagnols en provenance du Nouveau Monde. Officiellement anobli pour avoir accompli le deuxième tour du monde, son périple cache en réalité une vaste campagne de piraterie, orchestrée dans l’ombre par la reine Élisabeth Iʳᵉ pour affaiblir l’Empire espagnol.
Pendant des mois, il pille galions et ports le long des côtes chilienne et péruvienne. En 1579, il s’empare de son plus gros butin : le trésor du Nuestra Señora de la Concepción. À bord, des dizaines de coffres remplis de pièces, 36 kilos d’or et 26 tonnes d’argent. De quoi faire de Francis Drake l’homme le plus riche des mers.
Francis Drake : 150 millions €

À partir de 1570 et jusqu’à sa mort, Francis Drake devient l’ennemi juré de l’Espagne. Surnommé « El Draque », autrement dit « le Dragon », il est officiellement déclaré pirate et sa tête est mise à prix pour 20 000 ducats, l’équivalent de plusieurs millions d’euros aujourd’hui.
En 1595, il mène une dernière expédition vers les Antilles. Mais la dysenterie l’emporte avant qu’il n’atteigne son objectif. Il meurt en mer en janvier 1596. Revêtu de son armure, son corps est placé dans un cercueil de plomb et immergé au large. Sa fortune, estimée aujourd’hui à 172 millions $ (environ 150 millions €), témoigne de l’ampleur de sa carrière.
Black Sam : 156 millions €

Voici le pirate le plus riche de l’histoire : Samuel Bellamy, alias « Black Sam ». Ce Britannique fait fortune au large de la Nouvelle-Angleterre au XVIIIᵉ siècle, en multipliant les prises spectaculaires.
Son plus grand exploit ? La capture du Whydah, un navire négrier chargé de plus de quatre tonnes et demie d’or et d’argent, selon la légende. Capitaine charismatique, Black Sam suscite une loyauté inébranlable parmi son équipage, qui le surnomme le « Robin des bois des mers » et se proclame fièrement « les hommes de Robin ».
Black Sam : 156 millions €

En quelques années seulement, Black Sam s’empare d’au moins 53 navires, bâtissant une fortune colossale. Mais sa carrière fulgurante s’achève brutalement en 1717.
Pris dans une violente tempête au large du Cap Cod, le Whydah, alourdi par son immense butin, chavire et sombre en quelques instants. Black Sam et presque tout son équipage disparaissent dans les flots. Sur les 145 hommes à bord, seuls deux survivent.
Grace O’Malley : fortune inconnue

Enfin, une pirate dont la fortune reste un mystère, mais dont les exploits sont mythiques : Grace O’Malley. Née dans une famille de flibustiers, elle devient au XVIe siècle l’intraitable « Reine des Pirates » d’Irlande, à la tête d’une flotte de 20 navires.
Elle pille des vaisseaux anglais et espagnols, s’empare de châteaux sur les côtes irlandaises et n’hésite pas à livrer bataille quelques heures seulement après avoir accouché, selon la légende. Capturée une première fois en 1574, Grace O’Malley passe dix-huit mois derrière les barreaux.
Grace O’Malley : fortune inconnue

Dans les années 1590, elle est de nouveau arrêtée. Se faisant passer pour une vieille femme affaiblie désirant se retirer, elle obtient une audience directe avec la reine Élisabeth Iʳᵉ pour plaider sa cause et réclamer la libération de ses fils… eux aussi pirates. Et son stratagème fonctionne.
Relâchée, elle reprend aussitôt la mer aux côtés de ses fils et continue ses pillages jusqu’à sa mort, en 1603. Si sa fortune exacte demeure inconnue, la rumeur prétend qu’elle aurait caché pas moins de neuf tonnes de trésors dans une cachette secrète…
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