Les idées les plus simples s’avèrent parfois les plus efficaces. Découvrez 11 inventions, de l'idée de génie au produit franchement loufoque, qui ont pourtant rapporté des millions d’euros…
Les montants sont indiqués en dollars US, convertis en euros.
Adaptation française par Aurélie Blain
À seulement 21 ans, Alex Tew a amassé une véritable fortune grâce à une idée d’une simplicité étonnante : vendre de l’espace publicitaire en ligne. En 2005, il lance une page web unique en son genre, où les entreprises peuvent acheter un espace publicitaire au prix de 1 dollar par pixel (soit environ 1,40 € aujourd’hui).
Ce projet, pensé à l’origine par le jeune étudiant en commerce pour financer ses études, a vite pris une tout autre ampleur…
Le site affichait un million de pixels sur une grille de 1 000 par 1 000 où les acheteurs pouvaient insérer une petite image, une URL et un slogan qui apparaissaient au passage de la souris.
Ce concept d’une simplicité déconcertante a rencontré un immense succès lorsque la page est devenue virale. Alex Tew a ainsi récolté plus d’un million de dollars (soit environ 854 000 euros) en vendant cet espace publicitaire à une grande variété d’entreprises et d’organisations.
L’entrepreneur Joel Comm a amassé des millions grâce à une idée aussi absurde que lucrative, une application baptisée iFart, littéralement « iPet ».
Lancé en 2008, à une époque où les applis mobiles faisaient tout juste leur apparition, ce coussin péteur numérique reproduit toutes sortes de bruits de flatulence. Et pour les amateurs du genre, il est même possible d’acheter des sons supplémentaires aux noms évocateurs comme Burrito Maximo ou Howard the Duck.
À l’origine vendue 99 cents (soit environ 1,23 € aujourd’hui), l’application a rapporté jusqu’à 10 000 $ (8 500 €) par jour lors de sa première année, pour atteindre au final plus d’un million de dollars (854 000 euros) de revenus.
Même George Clooney l’a téléchargée, avouant qu’il avait un faible pour les blagues de pets. Toujours disponible, mais désormais au prix plus élevé de 1,99 $ ou 1,99 €, iFart figure aujourd’hui parmi les 100 applications les plus téléchargées sur l’App Store d’Apple.
Dans les années 1980 et 1990, tous les enfants s’amusaient à claquer ces bracelets autour de leurs poignets. Inventés par l’enseignant Stuart Anders au début des années 1990, ils auraient généré jusqu’à 8 millions de dollars (soit environ 6,8 millions d'euros) de revenus annuels.
La simplicité désarmante de cette invention a conquis les jeunes du monde entier. Son principe est on ne peut plus simple : il suffit de frapper contre le poignet cette fine bande d’acier droite recouverte d’un tissu coloré pour qu'elle s’y enroule instantanément.
Malgré leur immense popularité, ces bracelets ont fini par être interdits dans plusieurs écoles, en raison de blessures survenues lorsque les enfants frappaient le bracelet métallique sur différentes parties du corps.
L’inventeur Albert Carter s’est inspiré d’un appareil utilisé par sa mère, qui se disait voyante. Son objectif était de concevoir un objet capable de répondre aux questions des gens, sans recourir à aucun don de clairvoyance. Après plusieurs années de développement et de nombreux prototypes, la Magic 8 Ball est finalement née.
Après le décès d'Albert Carter au milieu des années 1940, son beau-frère et associé Abe Bookman a repris le flambeau et a d’abord commercialisé la boule comme presse-papiers. Encouragé par son immense succès auprès des enfants, il a rapidement choisi d'en faire un jouet.
Aujourd’hui, la boule magique est si populaire qu’elle est toujours produite à des millions d’exemplaires chaque année pour les enfants du monde entier. Elle génère encore environ 10 millions de dollars (8,5 M€) de chiffre d’affaires annuel. En 2011, le magazine TIME l’a même désignée comme l’un des plus grands jouets de tous les temps.
Une pierre comme animal de compagnie ? Aussi absurde que cela puisse paraître, c’est pourtant l’idée qu’a eue Gary Dahl en 1975 avec son célèbre « Pet Rock ». Ce caillou était vendu dans une boîte en carton garnie de paille, percée de petits trous pour laisser « respirer » l’animal.
L’argument de vente ? Un compagnon idéal, sans entretien, ni promenade, ni vétérinaire. Dahl, ancien publicitaire, aurait eu cette idée en entendant ses amis se plaindre des contraintes liées à leurs animaux domestiques.
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Vendu 3,95 $ (l’équivalent d’environ 17 € aujourd’hui), ce cadeau original et plein d’humour a rapidement séduit le public. Selon les sources, Gary Dahl aurait ainsi empoché jusqu’à 15 millions de dollars (12,8 M€) au milieu des années 1970.
Hélas, la folie du Pet Rock n’a duré qu’environ six mois, avec un pic de ventes à Noël. Face à la chute des ventes à peine un an après sa sortie, le produit a été retiré du marché dès 1976. Malgré tout, Gary Dahl a pu profiter d’une vie confortable grâce à cette manne et a même ouvert son propre bar.
Le Hula Hoop est l'invention de Richard Knerr et de son ami d’enfance Arthur Melin, également créateurs du Frisbee. Dès sa sortie en 1958, le Hula Hoop connaît un succès fulgurant et se vend à 100 millions d’exemplaires aussi bien auprès des enfants que des adultes.
Le duo a certes déposé la marque Hula Hoop, mais le concept du cerceau remonte en réalité à plusieurs millénaires. Utilisé dès l’Antiquité grecque comme accessoire de musculation, le cerceau amuse les enfants depuis des générations.
Ce n’est qu’une fois rebaptisée et lancée sur le marché par leur société de jouets Wham-O que l’invention a véritablement conquis le monde.
Le Hula Hoop a rapporté 25 millions de dollars au cours des quatre premiers mois de sa commercialisation, soit l’équivalent de plus de 230 millions d’euros aujourd’hui.
Malgré quelques passages à vide, ce cerceau emblématique reste l’une des inventions les plus simples et les plus lucratives. Encore aujourd’hui, il continue de se vendre par millions à travers le monde, générant plus de 200 millions de dollars (environ 170 millions d’euros) de chiffre d’affaires par an.
Lancé en 2008, le Snuggie n’était pas une idée totalement inédite. Cette couverture à manches s’inspirait en effet d'une concurrente, la Slanket, créée par Gary Clegg qui en avait eu l'idée en s'apercevant qu’il ne voulait pas sortir la main de sa couverture pour changer de chaîne.
Mais la rivalité ne s’arrête pas là : il s’avère que ces deux produits ont en réalité été précédés par la Freedom Blanket, un concept très similaire…
Le Snuggie n’a peut-être pas été le premier sur le marché, mais il a sans conteste remporté la bataille commerciale. Ce plaid à la fois confortable et fonctionnel a généré, depuis son lancement, près de 500 millions de dollars (427 M€) de chiffre d’affaires brut.
Aujourd’hui omniprésent, le Velcro donne l’impression d’avoir toujours fait partie de notre quotidien. Pourtant, son invention remonte à 1941.
C’est cette année-là que l’ingénieur suisse George de Mestral, inspiré par les bardanes accrochées au pelage de son chien lors d’une balade en montagne, s’est demandé s’il serait possible de reproduire ce phénomène naturel à des fins pratiques.
Pendant huit ans, il a tenté de recréer artificiellement le système d’accroche des plantes, jusqu’à mettre au point un prototype qu’il a baptisé « Velcro », contraction de « velours » et « crochet ». Le système sera officiellement breveté en 1955.
Après de nombreuses années de recherches supplémentaires et plusieurs améliorations, la NASA a commencé à utiliser le Velcro pour équiper ses astronautes. Quelques années plus tard, des marques de chaussures comme Puma se sont emparées de l’invention, particulièrement appréciée pour son efficacité sur les chaussures pour enfants. Aujourd’hui, le Velcro s’est imposé partout dans le monde.
L’entreprise qui porte le nom de cette invention réalise désormais un chiffre d’affaires annuel avoisinant le milliard de dollars (854 M€).
Peu réputées pour leur élégance, les Crocs n’en sont pas moins un succès commercial retentissant, avec plus d’un milliard de dollars (environ 854 millions d’euros) de ventes annuelles.
Lancée en 2002 par trois amis, la marque doit sa popularité à un matériau breveté, reconnu pour son confort, sa légèreté et sa résistance aux traces comme aux odeurs.
À l’origine pensées pour la navigation, les Crocs ont rapidement séduit le personnel médical et les employés de la restauration, autrement dit toutes celles et ceux qui passent de longues heures debout.
Après un retour en force en 2017, la marque a écoulé des millions de paires à travers le monde. Si leur look continue de diviser, elles n’en restent pas moins l’un des plus grands succès de la chaussure de ces vingt dernières années. Mieux encore, les Crocs se sont invitées sur les podiums, portées par des célébrités et revisitées dans des collections de haute couture.
Depuis le début des années 1990, les peluches Beanie Babies créées par Ty Warner ont suscité un véritable engouement, au point de devenir objets de culte pour certains collectionneurs.
À l’apogée de leur succès, certains étaient prêts à débourser des milliers de dollars pour mettre la main sur les modèles les plus rares.
Aujourd’hui encore, certains Beanie Babies s’échangent à prix d’or. L’éléphant bleu, par exemple, s’est vendu pour plus de 1 200 dollars (environ 1 025 €), tandis que le modèle hommage à la princesse Diana a atteint la somme impressionnante de 31 800 dollars (près de 27 100 €).
À de tels niveaux de valeur, rien d’étonnant à ce que cette création aussi simple que brillamment commercialisée ait permis à Ty Warner de bâtir un véritable empire, avec un chiffre d’affaires qui aurait dépassé le milliard de dollars (854 M€) au plus fort de la folie Beanie Babies.
À l’origine conçu comme outil thérapeutique pour aider les enfants atteints de TDAH ou d’autisme, ce petit jouet rotatif a connu un succès fulgurant à partir de 2017, séduisant aussi bien les enfants que les adultes.
Facile à manipuler, le hand-spinner tourne presque sans effort lorsqu’on le tient par le centre. Si certains établissements scolaires ont choisi de l’interdire, l’accusant de déconcentrer les élèves, d’autres y voient au contraire un accessoire utile pour canaliser l’énergie et réduire le stress.
Difficile de déterminer avec certitude qui se cache derrière l’invention de ce petit gadget, mais une chose est sûre : il a bouleversé l’industrie du jouet.
Selon certaines estimations, il aurait généré plus de 5 milliards de dollars (environ 4,3 milliards d’euros) de ventes depuis son lancement.
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